Les jardiniers se frottent aux OGM - La Montagne 26 novembre 2015

Le jardin de

Christian Perrier a pris soin, devant un public très attentif, de présenter les arguments en faveur ou contre l'utilisation de ces OGM

Photo et Texte - Philippe Richard

Aux habituels travaux mensuels que nécessitent le potager, le jardin d'agrément ou le verger, les Jardiniers du Bourbonnais ont souhaité s'intéresser aux OGM. Un sujet polémique pour lequel avoir un avis demande d'abord une connaissance en la matière.

Une connaissance pointue que leur a dispensé Christian Perrier, ingénieur et enseignant-chercheur retraité chez Vetagro-sup.

Le langage génétique étant universel dans le monde du vivant, un gène issu d'un organisme donneur peut être introduit dans un organisme receveur. Ceux-ci peuvent être de la même espèce ou d'espèces différentes.

« Une volonté de sélection apparaît avec l'agriculture qui voit, là, de multiples intérêts : augmenter la production, la sécuriser, donner à certaines plantes des qualités gustatives ou culinaires. Ainsi, créer un OGM revient à identifier puis cloner un ou plusieurs gènes dans l'organisme cible, la transgénèse. Et les applications sont multiples. En agronomie, cela permet la résistance aux herbicides, aux insectes, aux maladies. Pour l'environnement, la diminution des traitements chimiques. Pour l'alimentaire, introduire plus de vitamines dans les fruits. Pour la santé, concevoir des vaccins. Dans l'industrie, fabriquer des huiles pour les moteurs à rotation très rapide».

En Europe, les OGM occupent seulement 0,1 % des terres. Pourtant ils sont présents dans nos assiettes. La preuve avec l'étiquetage des aliments. Ils sont étiquetés OGM s'ils en contiennent volontairement. Par contre, si leur présence est involontaire ou inévitable, il n'y a pas d'étiquetage jusqu'à 0,9 % d'OGM par ingrédient.