L'invitation à jardiner sans pesticides -  La Montagne du 30 avril 2016

Le jardin de
ATTENTIFS. Particuliers ou élus sont venus s'informer des bonnes pratiques au jardin pour se passer au mieux des pesticides

Texte et photo: Philippe Richard

 

À compter du 1er janvier 2017, l'usage des produits phytosanitaires, pour les particuliers et les collectivités, sera interdit sur les espaces verts, forêts, voiries et promenades. De quoi chambouler les bonnes mais surtout les mauvaises habitudes en matière de traitement.

Pour s'y préparer, le Smea (Syndicat mixte des eaux de l'Allier), dont l'objectif principal est la préservation de l'eau, a sollicité l'association des Jardiniers du Bourbonnais pour délivrer auprès des particuliers, comme des collectivités, un guide de bonne conduite au jardin.

« Nous voulons limiter au maximum les risques de pollution des captages d'eau de notre département. Voilà pourquoi nous sensibilisons le grand public à l'utilisation de ces produits. » Des produits dont on peut très bien se passer, comme l'ont indiqué Claude Grollet et Jean-Claude Jardillet des Jardiniers du Bourbonnais.

« Après guerre, il fallait produire et pour cela on ne s'est pas privé d'utiliser ces pesticides, herbicides, fongicides pour favoriser la production, et sans se soucier de leur nocivité. La prise de conscience est venue bien plus tard, lorsque l'on s'est aperçu que les sols restituaient dans les rivières et autres zones d'eau ces produits finalement dangereux pour la santé. Certes leur utilisation avait des effets bénéfiques sur la production, mais leur utilisation n'avait que pour seul objectif de guérir les maladies des plantes. Or, tout l'intérêt aujourd'hui est de se pencher sur les causes de ces maladies. La principale, sans doute, c'est leur concentration, la monoculture, qui mène à une concentration parasitaire. »

Entre méthodes préventives puis curatives, ces derniers ont détaillé toutes les astuces possibles pour se priver des pesticides.